Les meilleurs nouveaux restos canadiens 2007
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 Photo by Jaret Belliveau
08. RESTAURANT L'IDYLLE
1788, rue Amirault, Dieppe, Nouveau-Brunswick, 506-860-6641, restaurantidylle.com
Le chef Emmanuel Charretier, seul en cuisine, sert dans le plus vieil immeuble (1828) de Dieppe des plats sacrément modernes. Sa femme, Hélène Legras, est en salle ; son beau-père a peint les assiettes. Pas étonnant qu’on se sente bienvenu dans son resto.
À cette désinvolture dans l’accueil répond l’aspect ludique de la cuisine. Les tranches translucides du sashimi de homard mariné dans l’huile d’olive et le vinaigre balsamique et saupoudré de poudre de thé vert et de fines herbes évoquent un jeu de lumière psychédélique. Une poitrine de pigeonneau caramélisée se prélasse près d’une cuisse truffée au foie gras et de chou braisé. Les figues confites servies avec crème glacée à la vanille et pain d’épice émietté s’avèrent l’un des meilleurs desserts de l’année.
Photo by John Gaucher
09. RESTAURANT BLINK & BAR
111 8th Ave. S.W., Calgary, 403-263-5330, blinkcalgary.com
Après une crise identitaire (boîte de nuit , resto-bar ou club-resto ?), Blink semble avoir trouvé sa vocation (celle de bonne table, tout simplement) et pris sa vitesse de croisière. Heureusement, on a corrigé le tir en déco. Le chef Andrew Richardson (autrefois d’Araxi, à Whistler) propose une relecture de classiques et fait œuvre de révolutionnaire à Calgary en offrant de nombreux plats végétariens : soufflé cuit deux fois au fromage White Grace de Moonstruck et aux poireaux ou betteraves jaunes et roses avec mozzarella de bufflonne. Les carnivores ne sont pas en reste : visez ce filet de 225 g de bœuf Spring Creek et portobello ou ce confit de canard de Pékin à la peau croustillante avec bettes à carde du Chili et gnocchis. Et l’on peut prendre le temps de digérer, la salle ne se fait plus piste de danse.
Photo by Margaret Mulligan
10. FOXLEY BISTRO
207 Ossington Ave., Toronto, 416-534-8520
Maître incontesté du sushi, Tom Thai a diversifié ses activités avec ce petit resto. Il n’a pas délaissé le poisson cru pour autant, sauf qu’ici il le sert en ceviche ; ainsi fait-il mariner sa dorade au yuzu et au shiso. Ses dumplings farcis de prosciutto de canard et d’agneau débordent de saveur et de viande. Cette cuisine ne craint pas les instincts primitifs : la chair de la caille fumée au thé est ferme, capiteuse, son fumet intense, et les côtes levées de flanc de porc obligent à recourir au rince-doigts, ou mieux à prendre un bain après le repas.
Le décor fait de brique apparente est au diapason de ce quartier dont l’embourgeoisement s’accentue. Le club de danseuses à côté ajoute un peu de piment en fin de soirée.
Énoncé de mission et TdM
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