Les meilleurs nouveaux restos canadiens 2007
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Photo by Louise Savoie
04. BISTRO BIENVILLE
4650, rue de Mentana, Montréal, 514 -509-1269, bistrobienville.com
Exactement le genre de cuisine que l’on aimerait préparer à la maison. Si on le pouvait. À lui seul, le burger de homard des chefs Sébastien Harrison-Cloutier et Jean-François Cormier vaut une place au palmarès. Servi sur un petit pain immaculé aux graines de sésame, c’est un festival de textures : homard fondant, cornichons croquants, mayo crémeuse. Et ce n’est pas le seul délice au menu : la salade de pieuvre grillée, émulsion de tomates et lentilles du Puy offre un bouquet de saveurs franches. Même le persil goûte bon.
Nathalie Grégoire est la propriétaire de ce minuscule bistro de quartier situé dans une rue résidentielle du Plateau-Mont-Royal, où les restos ne manquent pas. Avec seulement huit choix, le menu va droit au but. Le filet de bœuf Angus se pare d’une riche salade de pommes de terre tièdes et de salsa verde. Un loup de mer grillé pour deux repose sur un lit de couscous israélien (le caviar du couscous) avec de délicieuses tomates cerises (servies crues, coupées en deux, éclatantes de saveur).
Chaque quartier de chaque ville de chaque pays devrait avoir un petit resto aussi bon et chaleureux que celui-ci.
Photo by Margaret Mulligan
05. COLBORNE LANE
45 Colborne St., Toronto,
416-368-9009, colbornelane.com
Le chef Claudio Aprile (autrefois au Senses) vise les sommets sans dépasser les bornes. Son carpaccio de venaison avec pleurotes marinés, sauce au sucre de palme, betteraves jaunes et cresson est un tableau de maître pour les yeux, une mine de surprises pour les papilles. Son ceviche de crevette est associé à deux aïolis (encre de calmar et safran) qui ajoutent du crémeux à la dominante acide.
Des messieurs exhibant des montres tape-à-l’œil accompagnent des dames manucurées s’exhibant en robes onéreuses, et les serveurs ont l’air d’as de la finance dans leur impeccable chemise rayée. Pourtant, un vent égalitariste souffle ici, et le point de mire est une table commune. Murs de brique et poutres apparentes contribuent à l’esthétique post-apocalyptique mais chic. Une bonne sélection de vins au verre compense pour le prix élevé des bouteilles, et la carte des sakés confirme le grand potentiel d’accord de cet alcool avec des mets complexes. Un gâteau au fromage à une table si ambitieuse, voilà qui pourrait étonner, mais celui-ci, à la gelée de fruits de la passion et à la crème anglaise au curry, propose une relecture d’un dessert commun pour une clientèle sophistiquée.
#6 et 7
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