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La renaissance de Saint-PÉtersbourg
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La majestueuse ex-capitale impériale est de nouveau la fenêtre de la Russie sur l’Europe, riche en culture, en kitsch et en devises.
Par Noah Richler
Photos de Robert Lemermeyer
Le palais Catherine
Au Zov Ilitcha (« L’appel d’Ilitch »), Lénine est sens dessus dessous. Des bustes du fondateur du parti bolchevique sont fixés, tête en bas, au miroir du plafond. Sur les napperons plastifiés, ledit Vladimir Ilitch pose de profil, avec son fameux bouc et les yeux fièrement levés au ciel. D’autres objets datant de l’ère soviétique ornent les murs de ce sympathique et minuscule resto, situé non loin de la place aux Foins, dans le quartier où a vécu et écrit le grand Dostoïevski. Quatre tables s’y disputent les faveurs des clients, étudiants mais aussi quelques travailleurs, qui font glisser leurs pelmeni (la version russe des raviolis à la viande) et leurs plats de hareng et de pommes de terre à coup de vodka. Le hareng est délicieux, frais, charnu et doux, le meilleur que j’aie goûté en ville. La vodka est meilleure encore.
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