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Ah ! Hacienda
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Des domaines hôteliers en Équateur et ailleurs offrent hospitalité et histoire. Encore un peu de café ?
Par Craille Maguire Gillies
Je me promène parmi les ruines incas et les restes d’une ancienne chapelle de pierre à la Hacienda San Agustín de Callo, dans les hautes terres des Andes, près de la frontière colombienne. Au milieu de ces vestiges historiques, j’ai l’impression que le lointain passé de l’Équateur veut reprendre ses droits. Les dépendances de San Agustín sont dans des états variables ; la propriétaire, Mignon Plaza (troisième génération), les restaure une à une avant de les ajouter à sa liste de 15 suites. Si elles n’ont pas le raffinement des nouveaux hôtels bourgeois de Quito, elles ont par contre de l’authenticité à revendre.
L’hôtel particulier connaît une popularité inégalée depuis l’âge d’or des palais de maharajahs, dans les années 1960. Au Portugal, Pestana Hotels & Resorts, qui gère les pousadas restaurées du pays (manoirs, châteaux et couvents du xviiie siècle), a récemment créé un « passeport pousada », sorte de circuit de luxe pour jet-setters. Pensons aussi aux anciens ryokans, au Japon, ces gîtes ruraux autrefois tenus par des moines, dont une trentaine, soigneusement restaurés, forment désormais la collection Ryokan, dont l’Ochiairou Murakami, doté de six chambres avec accès privé aux bassins extérieurs d’eaux thermales.

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