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LE GRAND MÂLE CANADIEN
RON PEDERSON Le boute-en-train
Texte: BRUCE WEIR
Intro | SEP 03
Un jour de septembre, il y a huit ans, Ron Pederson attrape une veste, une lampe de poche, son vieil appareil dorthodontie et sort de chez lui. Armé de ces accessoires, il crée un personnage de garde de sécurité hilarant et mémorable. Cela se passe dans le cadre du marathon dimprovisation comique organisé chaque année par la troupe Die-Nasty dEdmonton. Pederson devait rester deux heures sur scène ; il en descendra 32 heures plus tard. Un comédien est né.
Dans la foulée, il se joint à ce groupe et se forge une réputation avec des personnages qui ont pour nom Bumbleberry Stick et the Dink. On peut le voir dans des comédies musicales ainsi que dans certaines pièces de lauteur fétiche Stewart Lemoine.
Au sein de Die-Nasty, Pederson rencontre Joe Flaherty. À lété 2002, il accepte linvitation de ce vétéran de SCTV à participer à un feuilleton improvisé à Los Angeles. Un soir, Catherine OHara et Martin Short font partie des invités surprise. « Cétait un spectacle absolument tordant, après lequel Martin Short ma empoigné en affirmant : "Tu es hilarant ! On va prendre un verre !" », se souvient Pederson.
Ce cocktail a été son sauf-conduit pour intégrer le cercle fermé des comédiens canadiens : Flaherty le présente à Short, Short téléphone à Dick Blasucci, chef de production de MADtv (et ancien scénariste de SCTV) et, deux jours plus tard, Pederson se présente à la plus importante audition de sa vie.
À 26 ans, Pederson fait maintenant partie de la distribution de la série MADtv de Fox. Grâce à son expérience théâtrale, il arrive à créer des personnages bien campés qui témoignent dinfluences aussi variées que SCTV, Jack Lemmon, Neil Simon et Gene Wilder. « Mon type de comédie préféré est celui qui coule de source », affirme-t-il.
Les téléspectateurs de MADtv connaissent déjà Pederson et ses imitations saisissantes de Woody Allen et de Saddam Hussein. Après sa première saison, il commence à peine à trouver son rythme. « Jai besoin dun peu de temps avant de mettre labat-jour sur ma tête et de faire lidiot devant les gens », confie-t-il, avant davouer que « jouer, cest angoissant, mais jouer la comédie, cest terrifiant. » [ ]
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