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DANS UNE GALAXIE PRÈS DE CHEZ VOUS (p. 2 de 2)
1 | 2 | OCT '04
De 2000 à 2003, édiles municipaux, gens daffaires, professionnels, agriculteurs, opérateurs de machinerie lourde, étudiants et familles ont mis la main à la pâte et ont assemblé, soudé et peint les planètes. Chacune a été soigneusement positionnée, à bonne distance et dans le bon angle dinclinaison par rapport au soleil (situé à luniversité). Des parkings et des jardins ont été aménagés pour certaines planètes. Dautres se trouvent sur le terrain dentreprises ou de commerces locaux. Vénus, par exemple, est à lombre du motel Budget Traveler, alors que Neptune se dresse tout à côté de la boutique de souvenirs Rusty Rods. Selon McCartney, la facture se chiffrerait à environ 400 000 $, tous les matériaux et la main-duvre ayant été donnés par la population locale. « On ma beaucoup soutenu, dit McCartney, et je ne suis plus le prof de géologie un peu fêlé. »
« Cest un homme à qui on ne peut pas dire non », affirme Rod McCrum, qui a cédé un bout de terrain pour installer Saturne. Je peux le confirmer. Pendant que McCartney memmène voir Jupiter, je narrive même pas à placer un mot. « La base a été construite par Job Corps, la perche par le collège technique, la peinture a été faite par
» Ce nest peut-être pas de lordre du Big Bang, mais lassemblage dune planète de métal et fibre de verre, qui fait 1,3 m de diamètre et pèse 910 kg, nest quand même pas une mince affaire. La passion qui anime McCartney est proprement contagieuse.
Bien des touristes de lespace viennent faire le voyage. Si on en juge par le registre placé dans un contenant de plastique à la base de Saturne, des visiteurs de 31 États et de 4 provinces (et même dIslamabad, au Pakistan) ont déjà exploré le système solaire de Kevin McCartney. « Je nétais pas sûr que ça attirerait les touristes, avoue Jim Brown, directeur du développement économique et communautaire de Presque Isle, mais javais tort. »
Pourtant, la passion de McCartney ne sest pas encore communiquée à toute la population locale. Quand je questionne des gens au hasard, on me répond : « Cest bien, je suppose » ou « Cest une bonne idée », mais plusieurs ne savent pas de quoi il sagit ni où ça se trouve. Quand, à la librairie B. Dalton, jinterroge un type qui bouquine au rayon des bibles, il me fait des yeux de merlan frit et séloigne comme si cétait moi la folle.
Cest la fin de mon odyssée dans lespace, et je retombe les deux pieds sur terre. La vraie, sentend. [ ]
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SUR LE WEB: Le modèle réduit du système solaire du Maine
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