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METS CANADIENS ICONIQUES (p. 4 de 4)
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SPÉCIAL DU CHEF
En ces temps de rectitude politique, il est étrange que le « saumon à l’indienne » (« Indian candy ») ne suscite aucune controverse, surtout que cette douceur typique de la côte ouest n’a jamais fait partie des traditions autochtones. Bien sûr, la fabrication de ce saumon très fumé (on fume à chaud ou à froid la partie la plus grasse du saumon) est fidèle aux méthodes autochtones traditionnelles de conservation, mais les ingrédients nécessaires au saumurage final (sirop d’érable, sauce soya et cassonade) n’étaient pas disponibles à l’époque où le « bonbon » a été créé (avec l’arrivée des touristes ?).
On le vend, enveloppé dans du papier ciré, dans de petits kiosques en bordure de route ; mais, dans les boutiques de souvenirs (avec les chandails cowichans et les totems fabriqués en série), on l’offre plutôt dans de jolies boîtes de cèdre. C’est un souvenir très populaire, maintenant que les touristes savent, comme les gens de la côte ouest, que… c’est bon comme du bonbon.
Texte: RHONDA MAY
TRANCHE DE VIE
Il y a 50 ans, les restos canadiens se ressemblaient pas mal tous. Quand Arthur Carman a quitté sa Grèce natale pour s’établir ici, il a traversé le pays et constaté que tous offraient le même menu : bifteck Salisbury, soupe au bœuf et à l’orge, poulet. Les mets étrangers étaient presque totalement absents et, dit-il, « si tu mangeais de l’ail, tu passais pour un plouc ». Alors, fidèle à ses passions, quand il a ouvert son Carman’s Dining Club à Toronto, en 1959, il servait du steak et du homard mais, aussi, pour la première fois au Canada, le pain à l’ail si populaire dans son pays d’origine. Aujourd’hui, le pain à l’ail est partout sur nos tables ; mais, sans des pionniers audacieux comme Arthur Carman, nous en serions peut-être encore à écraser des craquelins dans notre soupe au bœuf et à l’orge. [ ]
Texte: CHRIS JOHNS
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