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LE SAVOIR-HIP

Texte: JAMES MARTIN, AMY ROSEN

FAIRE UN TIR AU BUT Si un singe peut le faire, pourquoi pas vous? Robert Vince, ailier gauche devenu réalisateur à Hollywood, a initié un chimpanzé au hockey pour le film MVP : Mon Vaillant Primate. (Le singe a battu Brett Hull à la première mise en jeu.) D’abord, ramenez le bâton sur la glace. « C’est un mythe de croire qu’il faut beaucoup d’élan, dit Vince. Les meilleurs tirs se font au niveau de la taille et ainsi vous ne gaspillez pas votre énergie. » Gardez les bras légèrement pliés, mais rigides – il ne faut surtout pas que l’avant-bras soit mou. Ensuite, tout est dans le poignet. « Une bonne partie du "coup de fouet" vient du jeu des poignets lorsque la rondelle a touché le bâton. » Regardez bien votre bâton et suivez le mouvement pour que le bâton et la tête pointent exactement où vous souhaitez diriger la rondelle. J.M.

PRÉPARER LE COCKTAIL PARFAIT D’abord, il faut une recette classique. Le bar de dégustation Lumière (www.lumiere.ca) à Vancouver s’est voué à la renaissance du cocktail « du temps où les hommes buvaient comme des hommes et les femmes… aussi », dit le gérant Chris Stearns. Ses préférés : le Negroni, le Sidecar et le Waldorf. N’utiliser que des jus d’agrumes frais pressés et des boissons de qualité (pas nécessairement les grandes marques). Les couleurs et arômes artificiels sont à bannir. Pour mélanger, secouer vigoureusement avec de la glace fraîche. « Dix secondes suffisent pour bien glacer le mélange, mais il faut secouer fort. » Le whisky se verse libéralement, mais pour un cocktail, il faut toujours mesurer. « Les grands cocktails forment un équilibre subtil qu’une main trop lourde peut vite perturber. » Vous manquez d’imagination? Consultez Bar moderne : 150 cocktails d’aujourd’hui, de Dominique Brotot, l’ouvrage de David Wondrich sur esquire.com ou allez à Vancouver et dites à Stearns de vous en préparer un bon. A.R.

CONDUIRE UNE VOITURE RAPIDE Pour être in, il faut savoir manier une Porsche. Hurley Haywood – grand amateur de vitesse et gagnant de dix courses à Daytona, Le Mans et Sebring – est instructeur chef à l’école de conduite Porsche. Voici ses quelques conseils. Mesdames et messieurs, lancez le moteur! Avant tout, de la douceur! Cette voiture est une déesse : ne brutalisez ni le volant ni la boîte de vitesse ni le frein ni l’accélérateur. Et n’ayez pas peur de mettre la pédale au fond – elle est rapide… et vomit les tièdes. Dans les courbes, prenez la trajectoire la plus large et gardez-la jusqu’à la fin du virage (sur la piste, pas sur la route quand des voitures viennent dans l’autre sens). Abstenez-vous de hausser le volume de la radio (ça manque de classe). Haywood n’oublie pas la sécurité. Ainsi, faites régulièrement une inspection générale (huile, pression des pneus, phares); attachez votre ceinture; obéissez aux règles de la circulation (sur la route ou la piste). Et quand on vous dit « Belle voiture! », répondez : « Je le sais! ». C.T.

ADOPTEZ LE SEGWAY Riez, riez! Mais sachez que s’il paraît ridicule de conduire un Segway (cet engin sur deux roues qu’on prétend être le moyen de locomotion de l’avenir), il n’est pas facile de s’en servir sans se couvrir de ridicule. « Le plus dur, c’est d’admettre que le conducteur n’a rien à faire », dit Alice McLarty, employée des Parcs Nationaux américains à Washington, D.C., qui en a fait l’essai pendant cinq jours. (Même pas besoin de se tenir en équilibre : les cinq gyroscopes de l’appareil le font pour vous.) On s’incline légèrement vers l’avant pour avancer, davantage pour atteindre la vitesse de croisière (20 km/h), on se redresse un peu pour ralentir. On tire carrément vers l’arrière pour reculer. Pour se diriger, il suffit de tourner les poignées du guidon. Un jeu d’enfant! « L’engin est programmé pour ne pas se renverser, alors le risque de tomber est nul », dit McLarty. Mais comme il est impossible d’avoir l’air cool sur cet engin, portez tout de même un casque. J.M.

FAIRE UN SOMME Mauvaise nouvelle : un adulte sain n’a pas besoin de faire un somme. La bonne nouvelle : si vous en faites un, faites-le chaque jour à la même heure (en début d’après-midi, préférablement). « Il faut que les rythmes naturels du corps s’adaptent à cette routine », explique Dejan Lukic, technologue au Laboratoire du sommeil de l’hôpital St. Michael’s, à Toronto. La durée du somme est importante. Plus de 20 minutes vous laisseront un peu somnolent, mais moins de 10 minutes ne feront aucun effet. «Idéalement, le somme doit reproduire les conditions d’une bonne nuit de sommeil : il faut être allongé, de préférence sur un lit, dans une pièce sombre, calme et fraîche. » Vous pouvez faire installer un futon dans votre bureau, à vos frais. J. M.

MOUDRE SES PROPRES ÉPICES Le restaurant Xacutti (www.xacutti.com) tient son nom d’un mélange d’épices venu de Goa, composé de chili, de noix de coco et d’épices grillées savamment mêlées, mélange introuvable dans le commerce. La nouvelle cuisine indienne est d’une savoureuse complexité et « les épices rôties et moulues dégagent une saveur plus robuste », affirme le chef Brad Moore. Il aime tout particulièrement le cumin, le fenugrec et le safran, et les épices aphrodisiaques comme l’anis étoilé, la cannelle, les poivres, les chilis et la cardamome. « Ces saveurs s’amplifient et sont longues en bouche. » Achetez vos épices entières dans une épicerie indienne ou asiatique et faites-les rôtir dans une poêle chaude et sèche, puis passez-les au moulin. A. R.

LEUR FAIRE DIRE OUI ! À Toronto, «Honest Ed » Mirvish, le roi du rabais, connaît tous les trucs du bon vendeur. « Il faut leur dire ce qu’ils veulent entendre. Les gens ne savent pas dire non à une bonne affaire ! L’important, c’est de connaître les besoins de la personne. Quand vous connaissez et répondez à leurs besoins, les gens ne peuvent dire non. Mais il vous faut aussi savoir si vos motifs, en tant que vendeur, sont raisonnables. Si tout ce que vous voulez, c’est servir votre intérêt personnel, on ne vous dira pas oui très souvent. » Pour mettre toutes les chances de votre côté: adoptez un surnom du genre « Honest Ed ». J. M.

RÉSEAUTER Fini ces jeux de pouvoir serviles qui donnent l’impression que vous réseautez. « Le réseautage vous ouvre des portes, il ne sert pas à conclure des ventes », souligne l’auteure et conférencière Marjorie Brody, spécialiste de la progression de carrière. J. M.

CHOISIR UN CHAPEAU DE FEMME Les couvre-chefs sont de retour ! Karyn Gingras, la modiste derrière Lilliput chapeaux pour dames (www.lilliputhats.com) dit : « La seule règle, c’est d’avoir du plaisir. » Pas de règles donc, mais tout de même quelques conseils. Un chapeau doit être porté droit sur la tête, juste au-dessus des sourcils, avec les oreilles légèrement calées à l’intérieur. Une fois en place, le chapeau ne doit plus bouger, et ne doit pas laisser de marque sur le front quand on l’enlève. Vous êtes petite ? « Évitez les chapeaux à large bord, car on ne verra que le chapeau. » Des lunettes ? « Optez pour un bord relevé qui ne couvre pas vos yeux. » Vous avez le visage carré ? Choisissez une forme asymétrique ou un bord profilé. La couleur ? « Les jaunes et les gris sont difficiles à porter au creux de l’hiver. » Mais le rose et le fuchsia font bien à la plupart des filles. A. R.

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